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title: "Stimulation cérébrale après un AVC : TMS et tDCS"
description: "La stimulation cérébrale non invasive (rTMS et tDCS) en rééducation de l'AVC : fonctionnement, données scientifiques et patients concernés."
date: 2026-10-24
lastmod: 2026-11-02
canonical: https://drmotiva.com/fr/articles/brain-stimulation-after-stroke/
lang: fr
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# Stimulation cérébrale après un AVC : TMS et tDCS

La stimulation cérébrale non invasive utilise des champs magnétiques ou de faibles courants électriques appliqués à travers le cuir chevelu pour modifier l’activité des zones cérébrales impliquées dans le mouvement ou le langage. Elle s’utilise en complément de la rééducation, et non comme traitement isolé.

## Types de stimulation

- **Stimulation magnétique transcrânienne répétitive (rTMS) :** une bobine placée sur la tête produit des impulsions magnétiques pouvant augmenter ou diminuer l’activité d’une zone cible
- **Stimulation transcrânienne à courant continu (tDCS) :** un faible courant est appliqué par des électrodes sur le cuir chevelu

Pour aller plus loin : le [guide « Accident vasculaire cérébral »](https://drmotiva.com/fr/guides/stroke/) et les articles [Rééducation après un AVC : AVC ischémique et hémorragique](https://drmotiva.com/fr/articles/stroke-rehabilitation/) et [La vie à domicile après un AVC : travail, famille et quotidien](https://drmotiva.com/fr/articles/life-at-home-after-stroke/).

## Que montrent les données ?

Les résultats sont contrastés. Une revue Cochrane sur la rTMS n’a pas trouvé de preuve claire d’amélioration des activités quotidiennes [1]. Des recommandations plus récentes fondées sur les preuves ont jugé certains protocoles de rTMS probablement efficaces pour la récupération motrice à certaines phases de l’AVC [2]. Une revue Cochrane sur la tDCS a trouvé qu’elle pourrait améliorer les activités quotidiennes, avec un faible niveau de certitude [3]. Le bénéfice est donc modeste et variable selon les patients.

## Qui peut en bénéficier ?

La stimulation cérébrale est envisagée chez des patients sélectionnés, associée à une kinésithérapie, une ergothérapie ou une orthophonie intensives pendant la même séance ou période. Elle ne convient pas à tous ; par exemple, des antécédents d’épilepsie ou des implants métalliques dans la tête nécessitent une évaluation attentive.

## Comment cela fonctionne-t-il ?

Après un AVC, l’équilibre d’activité entre les deux hémisphères (moitiés du cerveau) change. La stimulation cérébrale non invasive vise à moduler l’excitabilité des zones impliquées dans le mouvement ou le langage, afin que le cerveau réponde mieux à l’entraînement. La stimulation magnétique transcrânienne répétitive (rTMS) utilise une bobine magnétique placée contre la tête ; la stimulation transcrânienne à courant continu (tDCS) utilise un faible courant électrique par des électrodes sur le cuir chevelu. Aucune ne nécessite de chirurgie ni d’anesthésie. La stimulation est généralement associée à la kinésithérapie, à l’ergothérapie ou à l’orthophonie, ou réalisée juste avant.

## Évaluation avant le traitement

L’indication est décidée par un spécialiste MPR orienté vers la neuro-rééducation, après examen et analyse de l’imagerie et des antécédents. Les questions importantes sont le type et la localisation de l’AVC, le stade de récupération, les objectifs et les facteurs de sécurité. La stimulation peut ne pas convenir en cas d’épilepsie ou d’antécédents de crises, d’implants métalliques dans la tête, de dispositifs électroniques implantés comme un stimulateur cardiaque, ou de certaines autres conditions.

## À quoi s’attendre pendant une cure

Une cure comprend généralement plusieurs séances sur plusieurs semaines. Les séances durent de quelques minutes à environ une demi-heure ; le patient est éveillé et assis. Les effets indésirables sont généralement légers et passagers : mal de tête, gêne du cuir chevelu ou picotements. Les crises d’épilepsie sous rTMS sont rares mais possibles, d’où l’importance du dépistage. Les résultats varient : les données suggèrent un bénéfice possible chez certains, mais l’amélioration ne peut être garantie, et l’entraînement actif reste au cœur du traitement.

## Ce que la famille peut faire

- Aider le patient à poursuivre les exercices prescrits par l’équipe entre les séances
- Signaler rapidement tout nouveau mal de tête, crise ou symptôme inhabituel
- Apporter la liste de tous les médicaments à l’évaluation

## Quand consulter votre médecin de médecine physique et de réadaptation

Après la prise en charge hospitalière aiguë, l’ensemble du processus de rééducation est idéalement dirigé et conseillé par un médecin spécialiste en médecine physique et de réadaptation (MPR). À domicile également, il est utile de consulter un spécialiste MPR, qui examine le patient, fixe les objectifs et oriente la rééducation et les traitements de soutien avec le kinésithérapeute et l’ensemble de l’équipe. Demandez une réévaluation si :

- les capacités se dégradent au lieu de progresser, ou les progrès stagnent depuis plusieurs semaines
- une nouvelle douleur, une raideur, un gonflement ou des chutes apparaissent
- l’humeur, le sommeil, la déglutition ou le contrôle de la vessie changent
- vous vous demandez si une thérapie robotisée ou une autre thérapie avancée pourrait convenir

L’indication d’une thérapie robotisée ou d’autres thérapies avancées est décidée par un spécialiste MPR orienté vers la neuro-rééducation. Le Prof. Dr. Engin Çakar travaille dans ce domaine et peut être consulté en ligne ou en présentiel ; sinon, consultez un spécialiste MPR près de chez vous.

**Appelez immédiatement les urgences** en cas de nouvelle faiblesse soudaine, de bouche déviée, de difficulté à parler, de mal de tête violent ou de perte de connaissance : ce peuvent être les signes d’un nouvel AVC.

## Questions fréquentes

**Est-ce douloureux ?** La rTMS peut provoquer une sensation de tapotement ou un léger mal de tête ; la tDCS donne généralement des picotements.

**Peut-elle remplacer la kinésithérapie ?** Non. Son but est de soutenir l’effet de la thérapie active. Voir [Rééducation assistée par robot](https://drmotiva.com/fr/articles/robotic-rehabilitation/).

**La stimulation cérébrale convient-elle en phase chronique ?** Les études incluent des patients en phase précoce et chronique. Son intérêt pour un patient donné est décidé après une évaluation spécialisée.

**Est-ce la même chose que l’électroconvulsivothérapie ?** Non. La stimulation cérébrale non invasive en rééducation de l’AVC ne vise pas à provoquer de crise et se réalise chez un patient éveillé.

## Évaluation et contact

Vous pouvez demander un rendez-vous ou un deuxième avis sur vos comptes rendus et examens d’imagerie : [Contact et deuxième avis (WhatsApp)](https://drmotiva.com/go/wa?l=fr&t=&loc=inline_contact&p=%2Ffr%2Farticles%2Fbrain-stimulation-after-stroke%2F). Cette page fournit des informations générales de santé. Le diagnostic et les décisions thérapeutiques sont pris individuellement, après examen.

## Sources

1. Hao Z, et al. Repetitive transcranial magnetic stimulation for improving function after stroke. Cochrane Database Syst Rev. 2013. [PMID: 23728683](https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23728683/)
2. Lefaucheur JP, et al. Evidence-based guidelines on the therapeutic use of repetitive transcranial magnetic stimulation (rTMS): An update (2014-2018). Clin Neurophysiol. 2020. [PMID: 31901449](https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31901449/)
3. Elsner B, et al. Transcranial direct current stimulation (tDCS) for improving activities of daily living, and physical and cognitive functioning, in people after stroke. Cochrane Database Syst Rev. 2020. [PMID: 33175411](https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33175411/)
